Montchevrier: un charmant petit village en Marche-berrichonne

Montchevrier: un charmant petit village en Marche-berrichonne

1842 - Mariage tardif ou naissance précoce ?

L’an mil huit cent quarante deux, le huit du mois de novembre, la future Bathilde Péricat se trouvant dans l’impossibilité absolu de se rendre en notre maison commune, nous nous sommes transporté à dix heures du matin à son domicile situé à Courtaillet en cette commune, ou étant, les portes ouvertes, par devant nous Claude Maurice Benoit Labazinière, maire, officier de l ‘état civil de la commune de Montchevrier canton d’Aigurande département de l’Indre, ont comparu :

 

François Guilbaud cultivateur, âgé de dix-neuf ans, étant né le dix-huit février mil huit cent vingt trois au lieu de la Maison Dieu commune de Cluis, y demeurant, fils mineur, assisté de Louis Guilbaud, journalier, demeurant avec son dit fils à la Maison Dieu , son père seulement consentant, Solange Couillard sa mère étant décédée sur la commune de Cluis le vingt deux janvier mil huit cent quarante un,

 

et Bathilde Péricat sans profession âgée de dix neuf ans, étant née sur cette commune le trente janvier mil huit cent vingt trois, demeurant avec sa mère à Courtaillet en cette commune, fille mineure, assistée de Jeanne Mauduit sans profession, sa mère seulement aussi consentante, Charles Péricat son père ex-laboureur, étant décédé sur cette commune le premier février mil huit cent trente,

 

lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte des mairies de Cluis et Montchevrier les dimanches seize et vingt trois octobre mil huit cent quarante deux à l’heure de midi. Aucune opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre VI du titre du code civil, intitulé : du mariage : avons demandé au futur époux et à la future épouse, s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons , au nom de la loi, que François Guilbaud et Bathilde Péricat sont unis par le mariage.

  

Et aussitôt les dits époux ont déclaré qu’il est né d’eux un enfant inscrit sur les registres de l’état civil de cette commune en date du huit novembre mil huit cent quarante deux sous le nom de Louis Guilbaud, lequel ils reconnaissent pour leur fils. De tout dont nous avons dressé acte en présence de Etienne Barraud, journalier, âgé de quarante six ans, oncle de l’époux, Jean Guilbaud, cultivateur, âgé de cinquante ans, aussi oncle de l’époux demeurant tous les deux en la commune de Cluis.

De Denis Péricat colon, âgé de trente quatre ans, demeurant à Courtaillet en cette commune, et de Jacques Péricat buraliste, âgé de quarante neuf ans, demeurant en ce bourg, tous les deux frères de l’épouse, et après qu’il leur en a été donné lecture, ont les témoins et parties contractantes déclaré ne savoir signer, sauf Jacques Péricat qui a signé avec nous et l’époux.

   

Sources:

Archives départementales de l'Indre :

Registre des Mariages de Montchevrier

3 E 126/007 : 1829-1859

 

voir La généalogie du couple

 



07/11/2015

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